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Collatinus est un lemmatiseur de textes latins : il est capable, si on lui donne une forme déclinée ou conjuguée, de trouver quel mot il faudra chercher dans le dictionnaire pour avoir sa traduction dans une autre langue, ses différents sens, et toutes les autres données que fournit habituellement le dictionnaire.
Collatinus est aussi un analyseur morphologique : si on lui demande d'analyser par exemple la forme legem, il répondra :
legem
lego, as, are : laisser par testament, léguer, envoyer en ambassade;
prendre pour lieutenant
1ère personne singulier subjonctif présent actif
lex, legis, f. : loi, condition(s) d'un traité
accusatif féminin singulier
En pratique, il est utile surtout au professeur de latin, qui peut ainsi très rapidement, à partir d'un texte hors-manuel, distribuer à ses élèves un texte inédit avec son aide lexicale. Les élèves s'en servent souvent pour lire plus facilement le latin lorsque leurs connaissances lexicales et morphologiques sont encore insuffisantes.
Evidemment, pour un bon latiniste qui ne cherche que le plaisir personnel de lire, Collatinus n'est d'aucune utilité.
Collatinus permet de publier facilement des textes latins peu connus, et de les faire connaître aux non spécialistes en leur donnant le vocabulaire qui leur manque. Comment se procurer ces textes ?
Le but est ensuite d'afficher le texte latin dans la fenêtre de Collatinus. Il faudra, évidemment, lancer Collatinus.
On peut utiliser le copier-coller : dans le navigateur Internet, sélectionner le texte et copier (Ctrl+C) ; Dans Collatinus, cliquer dans la partie supérieure, puis coller (Ctrl+V). On peut aussi enregistrer sur son disque dur le texte trouvé sur le CD ou sur Internet, puis le charger avec Fichier/Ouvrir.
Une fois le texte chargé, on doit souvent le relire, le modifier ou le corriger.
Elle peut être accomplie de plusieurs manières.
Collatinus n'étant pas un outil infaillible, il est chaudement conseillé de relire et de corriger ce qu'il a produit. En parti- culier, il fournit sans hésiter des interprétations que tout lecteur humain élimine sans même s'en apercevoir, comme les formes du lemme sus, suis, f. : le cochon, formes très rares et pourtant homonymes du possessif suus, sua, suum, qui, lui, est omniprésent.
On peut à tout moment effacer toute la fenêtre inférieure avec un bouton de la barre d'outils, ou une option du menu Edition. On peut aussi tout effacer, avec le premier bouton à gauche.
Une fois le travail terminé, il reste à le publier sous une forme électronique (fichier, page html par exemple) ou imprimée. Le menu Fichier offre pour ce faire trois possibilités :
$ latex monfichier.tex
On obtient alors un fichier monfichier.dvi. La commande xdvi permet de visualiser le résultat et de l'imprimer.
$xdvi monfichier
Ce n'est que le minimum. On peut bien sûr reprendre et retoucher le fichier .tex, et le traduire en de nombreux formats, dont .ps, .pdf et .html.
Collatinus est placé sous licence GPL. Le texte de cette licence est définitivement lié au logiciel, et doit voyager partout avec lui. Il vous est recommandé de le lire attentivement, et de prendre conscience que les logiciels et documents placés sous cette licence sont de plus en plus nombreux. En résumé, le code source de Collatinus doit être facilement accessible, et sans surcoût. Dans sa distribution originale, il est livré dans la même archive que l'exécutable. Tout travail ultérieur qui utilisera tout ou partie de Collatinus devra être placé sous cette même licence.
Enfin, j'ai voulu Collatinus libre pour aider la langue latine à demeurer ce qu'elle est depuis l'antiquité : le symbole d'une culture européenne et même mondiale, indispensable malgré ce qu'on se permet souvent de dire.
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